Désolé monsieur, nous ne l’avons pas

Un des problèmes récurrents ici, c’est l’approvisionnement

Au jour le jour, c’est un concours de patience, quand, et c’est systématique, ce qui est marqué sur les menus des restaurants ne correspond pas du tout avec ce qui est effectivement disponible “Sorry this we don’t have sir…’” Je ne compte pas combien de fois, après avoir demandé cinq ou six plats, on se retrouve à commander l’éternel chicken masala ou le chicken tikka qui, eux, sont rarement absents des frigos.

Même rengaine dans les magasins. Un objet est en vitrine, en démonstration, et la dite boutique fait sa pub presque exclusivement sur ce produit. Et bien, il y a de grandes chance que celui-ci soit “not available sir, sorry“, et quant à savoir quand le dit produit arrivera, c’est le grand point d’interrogation.

Ces situations pourraient prêter à sourire si tout le système économique, en tout cas au niveau des consommateurs, n’était pas gangrené par ce problème.Presque chaque semaine maintenant, Bangalore se trouve en carence d’essence, et les files d’attentes aux stations essences sont légions.

Les routes défoncées par la pluie et qui ne sont réparées qu’au moment de la mousson, l’électricité qui flanche quotidiennement, le manque d’essence…. et une grande valise Louis Vuitton à la sortie d’un aéroport flambant neuf.

Toute la contradiction de l’Inde

Finalement, la seule chose qui n’est pas rationnée en ce moment, c’est l’eau. On ne peut pas tout avoir !

Mise à jour : Mardi soir, nous sommes allés avec tout mon groupe dans un restaurant japonais.
A 20h30 lorsque nous commandons il n’y a plus …. ni sushi, ni RIZ !!! En Inde, dans un restaurant japonais, plus de riz !!!
Mise à jour 2: J’ai ouvert les commentaires sur cet article, aucune idée pourquoi ils étaient fermés..

Et Carla dans tout ça ?
Outsourcing ou World Sourcing ?