Espion(s) & Slumdog millionaire

Il FAUT aller voir Espion(s) avec Guillaume Canet

Non car ma sœur en est le producteur, quoique pour certains ce soit une condition suffisante, mais surtout parce que le film est brillant par son rythme, ses acteurs, et que je me suis laissé rapidement emporter par un scénario bien ficelé, une ambiance enveloppante des rues de Londres… et aussi par la jolie Geraldine Palhias.
Espion(s) fait partie des films qui nécessitent quelques minutes de réadaptation lorsque l’on sort de la salle de ciné. Comme dans les films de David Lynch, le spectateur est au début contrarié par un rythme inhabituel mais rapidement il se cale sur le tempo du réalisateur qui permet d’observer avec délectation les détails qui feront avancer l’intrigue.

Allez, hop, aujourd’hui c’est la grève, alors plutôt que de perdre deux heures dans les transports en commun, qui de toutes façons ne vous amèneront nulle part, dirigez vous vers le cinéma !
Slumdog millionaire, le nouveau film de Dany Boyle fait débat ici en Inde.
Certains se plaignent de ce que le film ne montre qu’un aspect miséreux de l’Inde. D’autres “adorent” la bande son du grand A. R. Rahman et l’idée que le destin, toujours lui, puisse être un moteur, le moteur de l’existence de chacun.
Je suis ressorti mitigé de ce film. Il me semble que Boyle s’excuse d’avoir montré dans la première partie de son film une Inde violente, miséreuse et dure, et ce par une deuxième partie de film un peu sirupeuse et americanisante.
On est quand même assez loin du génial Trainspotting.
Reste que les acteurs sont excellents, et que les stars de Bollywood (Anil Kapoor et Irfan Khan), loin de sur-jouer comme on en a l’habitude dans les Bollywood, se glissent avec bonheur dans de cyniques et sombres personnages. Rien que pour ça, il faut y aller
Et vous, qu’en avez vous pensé?

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste