Mon Bangalore : poème

Dans mon Bangalore, il y a des vaches qui regardent passer les autos
Dans mon Bangalore, il y a des rickshaws qui regardent passer les clients en dodelinant avec entendement
Dans mon Bangalore, les nuages gigantesques sont des arènes dans lesquelles les dieux Hindous se battent à coup d’éclairs
Dans mon Bangalore, les cumulus crèvent lourdement sous le poids de la pluie tiède qu’ils tentent de retenir
Dans mon Bangalore, les expatriés sont ouverts, joyeux et optimistes
Dans mon Bangalore, l’électricité est une fée qui de temps à autres laisse tomber sa baguette
Dans mon Bangalore, les chiens ne sont jamais en laisse, ils dorment au soleil paresseusement
Dans mon Bangalore, des nids de poules s’écoule une eau mêlée de terre brune
Dans mon Bangalore, les ruelles marient gaiement l’encens et les pots d’échappement
Dans mon Bangalore le temps passe vite, vite, vite.

C’est un peu chez moi maintenant.

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste