Plongée dans l’Inde

Que de voyages encore aujourd’hui…

Ce matin, j’ai expérimenté la ponctualité indienne. Promis, je ne m’emporterai plus contre les gens qui ont dix ou quinze minutes de retard à Paris.
Ici, c’est plutôt une heure… la patience, toujours la patience. Je crois que je grandis en sagesse
Après le comptable de mon proprio, la personne qui vient chercher mon linge est arrivé… avec 45 mn de retard of course.
Je lui ai descendu les affaires et avant de tout peser et embarquer, il a tout déballé… devant le portail de chez moi.. Je vous laisse imaginer si mes voisins, fort peu diserts et strictement musulmans à ce que j’ai vu, étaient passé par là… la classe.

J’ai pris mon guide de Bangalore (trois pauvres pages dans le Lonely Planet) et j’ai décidé d’aller au City Market.
La description du guide est à peu près la suivante : “un bazar de fruits et légumes (…) un marché aux épices, stands de guirlandes (…). Cela vous rappellera que vous êtes en Inde”.
Cher monsieur Lonely Planet, ou mon rikshaw s’est moqué de moi, ou vos reporters ont abusé de l’excellente bière King Fisher…

Ami de l’Europe, laisse là tes désirs de propreté et de restau correct, c’est plus proche du bidonville que du carré des antiquaires Rive Gauche… A coté d’une mosquée blanche, assez jolie, City market se compose d’un enchevetrement inextricable de ruelles plus sombres les unes que les autres où tout est à vendre; radio, telé, dvd, pantalons, montres… et de stands de fritures un peu partout. Le tout dans la boue de la mousson et des ordures éparpillées. Un bien triste tableau pensez vous ? Non, non, non. C’est une ambiance bruyante et dépaysante, un va-et-vient continu de femmes portant des fleurs dans des sacs, de collegiens se tenant par la main, et les gens sourient. Ca fait un bien ! On s’installerait bien sur un carton pour observer passer les indiens. Une pensée à Nicolas Bouvier qui aurait réalisé ici de superbes photos, comme il l’avait fait au Japon.

Mais cher lecteur, il était pas loin d’une heure et mon estomac criait famine. Passage devant des stands de fritures, passablement sales mais servant des beignets tellement appétissants. Non, il ne faut pas, Christo m’a dit : végétarien, il faut être végétarien sinon, gare à la vengeance de Moctezuma..

Donc, donc, je me retiens. Mais j’ai faim, et évidemment pas un restau correct à l’horizon
Bon, j’entre dans une petite échoppe qui a l’air la moins pouilleuse. La lumiere de la rue m’avait caché la salle du fond et je m’assois donc. Le serveur ne parle pas anglais, je lui dit “vegetable”. Ce à quoi, il me répond “ok sir” ( comme tous les indiens, qui, même s’il n’ont pas compris le premier mot vous disent toujours “yes sir”) et je me retrouve… avec du poulet tandoori et des nans.
Et pas de couverts bien sur.

Allons y… de tte facon, faut bien être malade un jour
Et bien mes amis, c’est la meilleure bouffe depuis mon arrivée. Un délice absolu. Pas trop épicé et deux sauces succulentes.. le tout pour 150 roupies soit 2 euros 50.
Et même pas malade cette aprem !!!!!

Incredible India !

Quelques photos de la journée..

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste