Bangalore, cité du zen et des nouvelles technologies

Hier soir, j’ai eu le bonheur de voir la familia via la vidéo conférence skype, même si un problème de micro nous a empêché de parler – les joies de Windows – j’ai pu voir mes jolies petites sœurs, ma belle mère et mon paternel. Ce dernier, avec force gestes m’a fait comprendre que je ressemblais de plus en plus à un islamiste et qu’il fallait que je fasse attention. Pas d’inquiétude, depuis que ma barbe pousse, mes voisins musulmans me disent bonjour dans la rue, une sorte d’intégration pileuse !

Comme certains le savent, je suis un grand fan de nouvelles technologies et de communication via Internet, ce dont j’ai fait mon métier depuis quelques années.
Mais je ne peux m’empêcher d’être chaque jour émerveillé par l’utilisation de ces nouveaux moyens de communications. Je suis en lien constant avec Paris via msn messenger, skype, l’email et mon blog. Hier soir, pour préparer notre voyage au Kerala, nous avons passé, avec Olivier, une heure en vidéo conférence via skype. l’image est bonne, pas encore parfaite, mais se voir permet de se concentrer sur le sujet et j’en suis sur, d’avancer plus vite.

Mais comme nous allons le voir, les nouvelles technologies ont leurs limites et pour ce qui concerne l’organisation de ce weekend, nous avons eu l’exemple que même sur Internet, ce pays est un centre de formation permanente pour la patience et la débrouillardise.
Réserver un vol pour cinq personnes vers Cochin ( pas l’hôpital, la ville..) relève d’une mission qu’Ethan Hawke n’aurait probablement pas réussie. Olivier, notre GO expat l’a fait, après avoir perdu ses cheveux et quelques kilos. Laissez moi vous raconter ça.
Hier soir, après avoir attendu longtemps que le site internet de réservation ne charge ( nous en sommes à des connections de 512K soit la moitié de la connection classique parisienne), il s’est rendu compte que la réservation n’était possible que pour 4 personnes à la fois.
Donc notre ami ouvre deux fenêtres en même temps pour faire une résa pour 4 et une pour la dernière personne.
Au bout de 20 minutes de remplissage d’informations diverses et au moment d’entrer son numéro de CB… le courant saute.
Un quart d’heure plus tard, devant son ordinateur qui, seul, remarchait, re-belote pour la réservation. Au moment d’entrer le numéro de CB, il se rend compte que la liste des banques autorisées ne compte pas la sienne…
Un quart d’heure plus tard, munie de ma carte HSBC, je tente le coup. Au moment de payer… le numéro ne fonctionne pas et pour cause, le système n’accepte plus les cartes étrangères…
Le lendemain matin, Olivier fini au bout d’une heure et d’une lutte acharnée avec une agence de voyage, à réserver les fameux sésames.
Patience et longueur de temps….. La Fontaine aurait eu la nationalité indienne sans aucun problème!

Autre sujet, ce matin, en allant au boulot, je suis passé devant une série de tentes protégeant des dizaines de statues de Ganesh peintes de couleurs fluorescentes. Ça aurait fait un joli décor pour un clip des années 80, musique dont les indiens sont d’ailleurs fans. C’est un des aspects incroyables de l’Inde, il y a en permanence des fêtes, de la musique, des volutes d’encens, un vitalité régénérante..

A l’agence, je commence à comprendre les modes de fonctionnement, et suis amusé de voir qu’ils se heurtent aux même problématiques de relations clients auxquelles nous avons fait face à Paris au début de la création de la plateforme européenne sur le même budget il y a quelques mois.
Le fait que je sois en mission, et non intégré de façon complète me permets d’observer la mise en place de la fourmilière, et c’est une position vraiment intéressante.

Je suis entrain de faire une liste de nouvelles petites brèves que je posterai demain si elles sont prêtes.

Bonne soirée à tous

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste