Le maître des lieux le reste !

Hier soir, je me suis battu avec une religieuse

Je sais, ce n’est pas bien

Elle était verte, avec une petite tête et de long bras crochus.

Accrochée au rideaux, la mante, amante tueuse de ses amours consommées, m’a regardé longuement avant de voler maladroitement vers moi.
On s’habitue aux cohabitants de la maisons, fourmis, geckos et de temps à autres cafards.. mais la mante faisait un bon dix centimètres de long… trop grand pour une cohabitation pacifique…
Je dois avouer que j’ai battu en retraite, assez rapidement d’ailleurs, afin d’élaborer une stratégie adéquate pour me débarrasser de l’intruse.

Quelques minutes plus tard, armé d’une serviette de bain, et tel un indien d’Amérique, je me suis approché à couvert ayant eu soin d’ouvrir la porte de la terrasse.
Un pas après l’autre, je me suis avancé en silence n’ayant pas eu le temps d’étudier sur Internet les capacités auditives de la dame.
Mais elle s’était nichée dans le maelström de câbles électriques et le premier jet de serviette, un peu trop violent, a eu pour effet de tout débrancher et de permettre à l’intruse de déployer ses ailes pour se cacher ailleurs.

Le téléphone sonne, hurle, dans ce silence de pré bataille
Sursaut de l’assaillant
Calme apparent de la religieuse

Encore une banque qui voulait me proposer une carte de crédit révolutionnaire. J’ai dit à mon interlocutrice que j’étais en rendez-vous. Finalement ce n’était pas loin de la réalité.

L’acte final peut commencer

Tel un rétiaire des temps modernes, je jetais ma serviette pour emprisonner mon adversaire.
J’ai gagné.Une aventure permanente que cette vie indienne, une aventure…

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste