Ambiance 1998

Hier soir se passait l’évènement le plus important de l’année en Inde, plus que la fin de la mousson, plus que mon arrivée ici, (c’est dire !): la finale de la 20e coupe du Monde de cricket entre les deux frères ennemis, l’Inde et le Pakistan..
Comme pour notre finale de 98, l’Inde n’était pas favorite, mais a battu lors des tours précédents les équipes phares de ce sport hyper populaire ici.

Hier soir, donc c’était “The Big Night”.

A partir de 17h30, le bureau de l’agence s’est vidé aux trois quart, un écran géant étant installé à l’étage au dessus.
Impossible de joindre quiconque, l’Inde s’était arrêtée.
Trouver un rickshaw à la sortie de l’ICT park, au sein duquel est le bâtiment Lenovo relevait d’une belle gageur. Enfin, le point positif est la facilité avec laquelle j’ai pu traverser le périph (voir note précédente ici).
Un quart d’heure plus tard, nous voila partis, pas un chat sur la route, mais des attroupements impressionnants d’indiens devant les nombreux magasin d’électroniques à regarder, commenter, hurler et se réjouir devant le score qui se creusait en faveur de leur équipe.
Pour éviter la foule, le rickshaw (qui s’est quand même arrêté une bonne dizaines de fois pour demander ou en était le match), le rickshaw donc, a pris des chemins de traverses, passant par des petites ruelles que je ne connaissais pas.
Dans l’une d’entre elle, un spectacle dépaysant s’est offert à moi.
Imaginez une rue toute en terre, pas de chaussée. Un petit passage central libre pour passer une petite voiture et sur le coté une rangée de 150 mètres de long d’étales en bois de marchands de fruits et légumes. Pas de lumières directe, juste le reflet des rues environnantes.
Avec la musique dans les oreilles, ne percevant aucun son extérieur, j’étais comme dans un songe.
Derrière les rangées de fruits, avant le mur en béton qui délimitait les abords de la rue, des dizaines de vaches à longues cornes, couchées dans la paille formaient comme une longue fresque vivante.
Magique, l’Inde est magique, vraiment.

Mais revenons à nos moutons et laissons là les vaches

Retour à la maison, et pendant une bonne partie de la soirée, j’ai entendu tous mes voisins chanter lors d’un bon point, hurler lorsque probablement un joueur avait faillit à son objectif et par la même attentait à l’honneur de l’Inde.
Finalement, comme pour nous en 1998, le score fut sans appel 157 à 5.
Le match fini, ce ne furent que pétarades, feux d’artifices et chants de bonheurs… Des sons d’un pays en guerre couverts par des hurlements de joie.
J’avais bien envie de chanter “I will survive” et d’accompagner les indiens dans la rue, mais je n’ai toujours pas compris les règles du cricket….

cup

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste