Au nord…

Il y a des merveilles que j’ai pu commencer à découvrir pendant ce long et magnifique weekend à Delhi.
J’ai eu la chance de visiter le Taj Mahal, Fatehpur-Sikrî, Agra et son Fort, l’ensemble de Qutb ainsi que la porte de l’Inde à Delhi.

Fatehpur-Sikrî tout d’abord

Imaginez-vous traverser un semi désert de pierres rougeâtres et d’épineux vert vif, à travers lesquels des petits groupes de vaches se frayent un chemin.
Le contraste des couleurs permet à lui seul de maintenir l’attention du voyageur calé au fonds de sa voiture. Et puis celui-ci relève les yeux pour se retrouver face à un gigantesque mur d’enceinte de quelques neuf mètres de haut, qui fait penser un instant à ce qui pourrait avoir été le mur de Troie..
Après le mur, c’est la désolation, de petits vestiges rappellent la présence de bâtiments, et l’on doit encore faire quelques efforts (une balade en rickshaw sous 38 degrés) pour arriver, en haut d’une côte à la merveille.
Je vous laisserai regarder en détail sur Wikipedia l’histoire de cette ville, mais sachez qu’elle fut érigée en ces lieux par Akbar (dont j’ai parlé ici) en remerciement de la bénédiction d’un ermite qui lui avait permis d’avoir un fils.
Pour des raisons d’approvisionnement en eau, la cité fut abandonnée au bout de dix ans, laissant aux générations suivantes un exemple passionnant de la culture Mughal.

Ce roi a laissé une image de tolérance totale vis à vis des autres religions que la sienne (musulmane) tant par ses mariages (une femme de chaque religion) que par l’architecture de sa ville, mariant les symboles et les styles des trois religions. Cette tolérance lui permis par la suite d’unifier pour la première fois ce qui allait être l’Inde.
A peu près au même moment, à Hampi, on trouve ce même mélange architectural.

Voila quelques photos de ce qui est désormais classé au patrimoine mondial de l’humanité.
A noter sur la photo en bas à droite la sympathique tradition qui voulait qu’un condamné à mort vit sa tête écrasée par le pied de l’éléphant préféré du roi.

La pierre au milieu de l’herbe en témoigne

herbe

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste