La faim (ou la gourmandise) justifie les moyens

Hier soir, l’Alliance Française, par le biais de son directeur, nous invitait au lancement du French Cheese Club de Bangalore.
Vous vous imaginez sans doute que ce genre de soirée est, comme le Beaujolais nouveau, parfaitement immanquable.

18h35 au bureau, le travail est fini et je saute sur mon scooter pour passer chez moi et arriver à l’AF à 19h30… oui mais l’Inde étant ce qu’elle est, un train a emprunté la voie quasi désaffectée qui traverse la seule route de sortie de mon bureau. Sous le poids du chargement, les rails se sont effondrées et c’est un embouteillage majestueux qui serpente devant moi.
La première option serait de se caler derrière une voiture et d’attendre sagement.
La deuxième option est de faire un nombre conséquent d’infractions à un code de la route indien, auquel du reste, personne n’obéit.

Dont acte, remontée sur la file opposée, emprunt des trottoirs, dépassement sur la gauche… et j’arrive près des rails.
A droite, on continue les bouchons et à gauche, personne. Oui mais arrivé au bout de la route, le reliquat du train barrait aussi le passage. Nous avons été obligé de faire passer les scooters par dessus les rails sur des ballasts particulièrement instables .
Après avoir joué au Paris Dakar, ce fut un jeu plus crétois, puisque je me suis magistralement perdu dans un dédale de rue parfaitement labyrinthique.

Enfin…. une heure et demi plus tard, me voila à la maison, puis à l’Alliance Française ou nous attendent nos fromagers préférés et oh surprise, du pain concocté par la boulangerie française de White Field.
Pas loin de l’hystérie, nous avons dégusté Morbier, Comté, Brie, sur des baguettes fraîches…
Une heure et demie plus tard, nous étions dehors, repus, heureux de cette parcelle de France que je n’avais jamais visité depuis mon arrivée ici.

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste