La loi de celui qui crie le plus fort

Les Indiens du nord vous le diront, leurs compatriotes du sud ont la réputation de ne bouger que lorsque l’on crie.
En d’autres termes, montrer les crocs est ici une obligation pour obtenir ce que l’on veut.

Je travaille actuellement avec un Indien qui a passé quelques années à New York et est revenu à Bangalore depuis deux mois.
Il tente depuis lors de s’adapter à un environnement qui, selon lui, est moins compétitif mais beaucoup plus agressif.
Preuve en est des emails incendiaires et souvent proches de l’insulte en provenance de certains clients.
Dire que ça le mine serait un euphémisme.
Et là, deux options s’ouvrent à celui à qui le mail est destiné.
Un autre de mes collègues a choisi de ne pas s’en faire, d’ignorer la forme et de s’attacher uniquement au coté professionnel de l’email.
Deuxième option, à manier certes avec précaution, est de répondre extrêmement fermement, et je n’ai pas dit agressivement, à l’expéditeur. C’est la méthode que j’ai choisie et je peux vous assurer que certains loups se sont vite transformés en agneaux…. jusqu’au prochain coup de canine.

Ceci étant dit, cette violence a d’excellents cotés

Nous avons régulièrement des réunions qui, en Europe, vireraient au sirupeux, et qui sont ici des échanges francs et constructifs… Je ne suis pas sur que cette méthode ne résolve les problèmes plus facilement, mais elle a l’avantage de permettre à tous de s’exprimer sans tabou (sauf peut être celui de la hiérarchie, dont on a parlé à de nombreuses reprises dans ce blog).

Cette relation à autrui se vérifie aussi à l’extérieur du cadre professionnel.
Airtel, toujours eux (rappelez vous l’article d’hier) ont voulu repousser la venue d’un technicien chez moi. J’ai tellement vitupéré au téléphone, que vingt minutes plus tard, il était devant ma porte.

Si elle a lieu un jour, la réadaptation européene va faire des éteincelles !!!

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste