Le jour du lavage des mains

J’aurais pu traduire le titre, mais toute adaptation dans la langue de Molière lui ôtait son coté hollywoodien.
Donc, donc, les Nations Unies avaient décrété qu’hier serait le jour de promotion du lavage des mains.
Le Time of India (encore lui, mais je dois avouer ne pas avoir trouvé de “bon” site Internet d’actualité indienne à part celui-là), le TOI nous gratifie d’un article savoureux sur l’organisation de cet évènement dans les écoles bangalories.

La journée commence par une assemblée des élèves, lors de laquelle un des professeurs présentera l’intérêt de se laver les mains avec du savon. Puis, l’Inde étant, vous le savez maintenant, la patrie de la musique à tout heure et du chant permanent, Chitra Sharma, la professeur principale, apprendra aux élèves une chanson, reprise par ces derniers lorsqu’ils se laveront ensemble les mains, et en rythme s’il vous plait.
Quand les écoles françaises auraient probablement mis en place des groupes de réflexion, et demandé aux élèves de faire des exposés, le système indien se repose lui sur la toute puissance du maitre et sur le caractère collectif de la mise en œuvre d’une nouvelle règle (à mettre en parallèle avec la notion de hiérarchie au bureau, dont j’ai déjà parlé plusieurs fois).

Je suis sûr que les autres expatriés pourront témoigner de la fréquence assez étonnante pour nous européens, qu’ont les indiens à se laver la figure et les mains durant la journée. Et le matin lorsque je pars en scooter, il est toujours un spectacle qui donne le sourire, celui de passer dans une rue où la très grande majorité des habitants déambulent tranquillement la brosse à dent à la main.

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste