Marmite indienne

Le couvre feu pour les magasins, cinéma et autres vendredi soir, ainsi qu’une sécurité un peu renforcée ce matin sont les deux seules illustrations de ce qu’a vécu la ville en fin de semaine dernière.
Tout est revenu à la normale ce weekend.
Le trafic dense sous des rideaux de pluie, des policiers débonnaires et pas plus nombreux que d’habitude, bref une Bangalore moussonneuse et animée s’est remise en marche.

Ce matin à l’agence, personne ne parle d’Ahmenabad, trop loin surement, ni du Cashmere ni de rien qui puisse penser que ce pays est en ébullition permanente.
Il faut juste vivre avec ça, l’Inde est vivante, bouillonnante, enivrante d’odeurs, de sons, de pluie, d’épices, de religions, de luttes, de fraternité et de gentillesse, mais aussi beaucoup de violence contenue et retenue.
Et quelques fois la marmite déborde.
Pas une raison pour que le feu qui anime les indiens baisse d’intensité.

Alors au boulot !

Nota: Cette note n’est pas à prendre comme une insensibilité face à l’horreur de ce qui s’est passé.
A Ahmenabad, une bombe a frappé l’hôpital où étaient conduits les blessés. Et les 26 morts du weekend témoignent si besoin était de l’extrême violence qui peut se développer ici.
Mon but est de montrer seulement que cette violence est inhérente à ce pays si vivant et passionné.

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste