Quand l’écologie rencontre la religion

Si vous suivez le blog depuis un certain temps, vous avez du voir l’importance, l’omniprésence de la religion en Inde. La (géo)politique y est intimement liée, l’économie en dépend pour une large part, et désormais, c’est l’écologie qui s’invite à sa table.
Il y a un peu moins d’un an, je vous avais parlé des célébrations magnifiques de la fête de Ganesh (voir ici)
Cette année encore, dans une petite semaine, plusieurs milliers d’idoles seront immergées. Le problème est que les peintures qui recouvrent les statues sont hautement toxiques car à base de plomb, et que les participants se “purifient” dans les bassins où se déroulent les festivités.
Lorsque les célébrations sont terminées, l’eau en s’évaporant laisse échapper des gaz qui ont obligé plusieurs administrations et écoles à fermer le temps que tous les résidus soient nettoyés.

Les autorités prennent de plus en plus conscience de ces problématiques
Depuis quelques temps, les fêtes de Ganesh se déroulent dans des bassins fermés et non plus dans le lac Olsoor, limitant une pollution déjà catastrophique. Cette année, le Karnataka State Pollution Control Board (KSPCB) lance une grande campagne pour inciter à l’utilisation de peintures “propres” et les décorations devront être retirés des statues avant immersion.

La question écologique prend ici de plus en plus d’importance, et malgré le niveau de pollution encore très important, cette prise de conscience augure de profondes mutations d’ici quelques mois ou quelques années…

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste