Une maison blanche sous l’averse tropicale

Et moi qui commencais à penser que la mousson n’était qu’une légende inventée par les indiens pour se débarasser des étrangers…

Depuis mon arrivée, pas une goutte d’eau, un temps fabuleux, quelques nuages tout au plus. Et bien aujourd’hui, disons que j’ai été rappelé à l’ordre.
J’étais entrain de faire mes courses dans mon nouveau quartier (je me suis installé dans ma maison aujourd’hui) et je bavais devant des petites bananes semblables à celles du marché couvert de Oaxaca (la familia, JP, Auguste, Caro, see what I mean ?) quand quelques gouttes sont tombées, suivies d’un déluge. Mes amis, un torrent, pas un déluge d’opérette parisienne. Une douche, une vraie. Moi qui me plaignait du peu de pression de la douche ce matin, j’ai été servi !

Autant dire que j’ai commandé à becqutailler à la maison, et comme “le tout venant avait été barboté par les jeunes mômes, j’ai tenté le bizarre”* (cf photos). Pas mauvais, et mon bide a supporté. Toujours ca de pris.
La pluie s’est arretée, laissant place à une odeur familiere de bitume mélangée à l’encens qui sortait de chez mes voisins.

Le quartier dans lequel je suis est plein de petites maisons tres calmes, avec des chiens errants, des gens accroupis par terre, des crieurs pour les poubelles, les fruits, le repassage et.. des mosquées dont j’entends le chant mélodieux le soir. Un peu l’impression fugace d’etre en pays du Moyen Orient.

Bref, je suis installé, au calme, peut etre un peu trop, mais la musique de FIP et les voix habituelles de la radio francaise m’accompagnent de facon surrealiste dans cet environnement nouveau.

Merci pour vos commentaires, pour vos mails et vos messages. Ca me pousse, si besoin en était de garder mes sens toujours en eveil et de forger mes habitudes tout en restant à l’affut d’une nouvelle image, d’un nouveau son ou d’une odeur inconnue.

Au dessus de l’Iran
Le monde est injuste